La FIA et la FIM réitèrent leur appui à la convention de l’UNESCO
La Fédération internationale des acteurs (FIA) et la Fédération internationale des musiciens (FIM), qui ont tenu chacune leur XIXe congrès en octobre, ont profité de l’occasion pour réaffirmer leur engagement à promouvoir une ratification plus large et une mise en œuvre effective de la Convention de l’UNESCO pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.
Réunis à Johannesburg du 1er au 3 octobre, la centaine de délégués présents a adopté deux résolutions au nom de la FIM. Dans la première, ils ont promis que la fédération et ses membres poursuivraient « leurs efforts pour convaincre les États qui n’ont pas encore ratifié la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de le faire le plus tôt possible ». Les délégués se sont aussi engagés à jouer un rôle actif dans la mise en œuvre de la Convention, « en utilisant en particulier les possibilités offertes par l’article 11 ».
Dans la deuxième résolution, les délégués ont convenu que la FIM devrait demander que la Convention de l’UNESCO soit « mise en œuvre sans délais par les États qui l’ont déjà ratifiée ». La promotion de la diversité culturelle, ont-ils déclaré, « ne doit pas être entravée par des arguments promouvant la libre concurrence et les lois du marché. La Convention doit aboutir à des résultats pratiques et devenir un instrument qui permet d’enrichir le dialogue entre les nations. »
En outre, dans d’autres résolutions, la FIM a promis d’aider ses membres dans leurs démarches auprès des États membres de l’UNESCO en vue de promouvoir des politiques culturelles qui comprennent des mesures spécifiques visant à préserver et enrichir la musique traditionnelle. Conformément aux dispositions de l’Article 16 de la Convention, la FIM s’est engager à œuvrer pour « faciliter l’émission de visas aux artistes de pays tiers, de façon à respecter le principe de solidarité et de coopération internationale édicté dans la Convention », tout en insistant sur l’importance pour les gouvernements de consulter les syndicats d’artistes locaux dans le processus d’émission des visas.
Quelques semaines plus tard, réunis à Marrakech au Maroc, du 23 au 27 octobre, près de 180 délégués de la FIA ont également affirmé leur engagement pour que la Convention de l’UNESCO réalise son plein potentiel en tant qu’instrument juridique international affirmant le droit des États d’appliquer des politiques culturelles.
Déclarant que l’adoption de la Convention en 2005 par les États membres de l’UNESCO a marqué « une étape décisive dans la prise de conscience des États considérant pour la première fois dans l’Histoire que les œuvres de l’esprit, toutes disciplines confondues, n’étaient pas des marchandises comme les autres », les délégués de la FIA ont souligné qu’une plus large ratification de la Convention était « un enjeu politique primordial si l’on veut éviter que le secteur culturel ne serve de monnaie d’échange envers d’autres secteurs économiques dans un monde soumis aux lois du libéralisme et de la concurrence généralisée».
« C’est pourquoi, les membres de la Fédération internationale des acteurs mettront tout en œuvre pour :
- faire pression sur leur gouvernement respectif afin qu’ils ratifient le Traité s’ils ne l’ont pas encore fait.
- favoriser, par la mise en réseau des professionnels de chaque pays, la constitution de coalitions pour la diversité culturelle là où elles n’existent pas encore. »
Le Congrès de la FIA, organisé par le SNPT (Syndicat National des Professionnels du Théâtre du Maroc), a été marqué par le discours prononcé au nom du roi Mohamed VI, lors de la cérémonie d’ouverture le 23 octobre, annonçant que le gouvernement marocain était sur le point de compléter le processus de ratification de la Convention de l’UNESCO.
Jim McKee, secrétaire général de la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC), a été invité aux deux congrès pour présenter un compte rendu sur l’évolution actuelle de la campagne pour la ratification de la Convention et du processus en cours pour sa mise en œuvre.

