Visibilité de la Convention de l’UNESCO et défis récurrents de la ratification : à l’ordre du jour du Comité intergouvernemental de décembre 2009

La troisième session ordinaire du Comité intergouvernemental s’est tenue au Siège de l'UNESCO à Paris du 7 au 9 décembre dernier. Il s’agissait de la première rencontre du Comité depuis le lancement de la seconde phase de mise en œuvre de la Convention sur la diversité des expressions culturelles à la Conférence des Parties de juin 2009. Le Comité a notamment discuté et adopté un projet de directives opérationnelles sur des mesures visant à augmenter la visibilité et la promotion de la Convention. Les débats ont également porté sur la préparation de directives opérationnelles pour les articles 9 et 19, traitant du partage de l’information et des rapports que doivent fournir les États au secrétariat de l’UNESCO sur les politiques et mesures prises pour promouvoir la diversité ainsi que sur les échanges concernant les meilleures pratiques dans ce domaine. À la lumière de ces échanges, le Secrétariat de la Convention soumettra à la prochaine rencontre du Comité un avant-projet de directives opérationnelles sur ces deux articles. En outre, le Comité a adopté une stratégie pour encourager de nouvelles ratifications ainsi qu’un plan et un échéancier pour la mise en œuvre de la phase pilote du Fonds international pour la diversité culturelle. Pour l’instant, 104 États ont ratifié la Convention sur un total de 193 États membres de l’UNESCO. La stratégie pour encourager de nouvelles ratifications identifie deux régions prioritaires, sous représentées : l’Asie - Pacifique ainsi que les États arabes. La Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC) était représentée à cette rencontre du Comité et est intervenue sur les principaux thèmes abordés. En effet, Rasmané Ouédraogo, président de la FICDC a pris la parole au nom de la Fédération, mais également au nom de Cités et gouvernements locaux unis, du Comité de liaison ONG-UNESCO, du Conseil international de la musique, de l'Institut international du théâtre, du Réseau international pour la diversité culturelle, de Traditions pour demain et de l'Union européenne de radio - télévision. M. Ouédraogo a appelé l’ensemble des États parties à contribuer au Fonds international pour la diversité culturelle sur une base récurrente puisque le nombre de gouvernements contributeurs de même que le montant amassé est pour l’instant nettement insuffisant. Il a également souligné l’engagement de la société civile à travailler pour inciter davantage d'États à ratifier la Convention et à augmenter sa visibilité. Il a aussi rappelé l’obligation des États parties à encourager la participation active de la société civile, qui figure dans l'article 11, en notant que ceci comprend l’appui de la société civile avec des ressources pour l’engager pleinement dans ce processus. Finalement, concernant les articles 9 et 19 de la Convention, M. Ouédraogo a indiqué qu’un dialogue continu entre les États et la société civile était indispensable pour mener à bien l’évaluation des mesures étatiques en faveur de la diversité culturelle et l'échange des meilleures pratiques au niveau international. Il importe de noter une décision survenue à la fin de cette réunion du Comité de décembre qui consiste en l’ajout d’un point sur l’ordre du jour de sa prochaine réunion en décembre 2010. Ce nouveau point prévoit un état des lieux de la mise en œuvre et du suivi de la Convention par le Comité. La FICDC salue l’ajout de ce sujet sur l’ordre du jour. Il ouvre la porte à une discussion sur un aspect important de la mise en œuvre de la Convention qui n’a pas encore été abordé : la question de la promotion des principes et des objectifs de la Convention dans les autres enceintes internationales. Ce travail est crucial pour s’assurer que la Convention devienne une référence incontournable lorsque la culture est abordée dans les forums internationaux, comme il a été expliqué dans l’édition d’octobre de Coalition en mouvements. L’ensemble des décisions adoptées ainsi que le discours d’ouverture à cette troisième session du Comité prononcé par la nouvelle directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, et dans lequel elle réitère son engagement pour la mise en œuvre de la Convention, sont disponibles en ligne à l’adresse suivante : http://portal.unesco.org/culture/fr/ev.php-URL_ID=39859&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html
Étiquettes:
Syndiquer le contenu